Quelque clés pour une instaurer une complicité avec son enfant.

Bien entendu tout comme vous, je me pose tout un tas de questions par rapport à l’éducation de mes enfants. Pour situer un peu, j’ai trois enfants avec deux ans puis trois ans d’écart.

L’autre jour par exemple, ma fille me dit un secret, que je ne révélerais pas ici, et elle me dit: « on dit pas à papa, hein? ». Je me dis d’abord que pour lui montrer qu’on est soudés avec le papa pour son bien, que je devrais pas lui cacher, puis je me dis enfaite, et étant donné que c’est un petit secret sans conséquences, qu’avoir ce secret avec elle c’est lui montrer que plus tard elle pourra se confier. Je pense à l’adolescence entre autre. C’est quelque chose qui m’apparaît très important, qu’elle sache qu’elle puisse se confier à moi, me raconter ses soucis, ses erreurs, se qui la tracasse… Cela plus le fait qu’on ait une bonne communication sur les bons et les moins bons moments de la vie.

Je vous raconte ça pour vous parler de l’importance d’avoir une bonne communication et un bon lien avec vos enfants. Pas toujours facile, n’est-ce pas? Je fais pas toujours juste non plus je vous rassure mais je tiens à vous transmettre quelques pistes de facilitateurs au dialogue.

Premièrement commencer par SE METTRE À LA PLACE DE L’ENFANT. Que peut-il ressentir? Moi quand j’étais enfant, quand je vivais cela, ou quand mes parents me disaient cela qu’est-ce que ça me faisait? Pour cela bien entendu il faut LAISSER CETTE HIÉRARCHIE PARENT/ENFANT QUE nos parents nous ont appris de côté. Le respect c’est dans les deux sens l’enfant doit le respect à l’adulte oui, l’adulte doit la même chose à l’enfant et des fois c’est pas évident. On les rabaisse en les grondant en public, par exemple. Vous voudriez ça, vous, qu’on vous dise non ou que vous avez fait quelque chose que vous avez fait faux devant d’autres personnes? Lorsque l’enfant a un comportement inapproprié, il est à nous de découvrir qu’est-ce qu’il y a derrière, quel est le besoin caché. Pour cela j’utilise la technique d’analyse de la discipline positive pour mes enfants et pour vous accompagner là-dedans., lors des séances d’accompagnement parental. Les enfants n’ont pas besoin qu’on les sermonnent, pas besoin de les gronder et de leur rappeler ce qui ce fait ou non, d’ailleurs ces dernières méthodes n’ont que peu d’impact sur le long terme. Ce qui fonctionne c’est d’être un exemple pour l’enfant, lui montrer en appliquant les bonnes manières, la manière de demander quelque chose etc… leur montrer qu’on les respectent pour qu’ils nous respectent. Et ça passe par un tas de petites chose mais là clé c’est de se mettre à leur place. Qu’est-ce qu’on ressentirait à leur place?

Deuxièmement AVOIR DES MOMENTS DE COMPLICITÉ, où l’on peut jouer, discuter, des espaces de lien. Je rappelle en passant, que la première chose qui permet de créer du lien avec un enfant c’est de jouer avec lui. C’est pour cette complicité que j’ai choisi de garder le secret de ma fille et ne pas en parler à mon mari . Et cela même si le papa en aurait rigolé…

Troisièmement et dernière pour aujourd’hui, quand les enfants font une erreur, une bêtise, que l’on peut appeler expérience. Parce que prendre les bêtises des enfants pour des EXPÉRIENCES aide à se mettre à leur place, tout est expérience, ils sont en train de tester le vie. À nouveau se mettre à leur place, ils n’ont pas forcément fait exprès, c’est peut-être un test, peut-être essayait-il quelque chose, ou de découvrir ce que ça allait faire. Peut-être essayait-il de voir comment on allait réagir, de chercher de l’attention. En aucun cas les enfants font les choses dans le but de nous embêter ou de nous rajouter du travail. Le but derrière est autre. Les enfants sont loyaux envers nous et surtout ils veulent qu’on soit heureux. Toutes expressions de l’enfant qui nous dérange est un message. Un message que l’on doit découvrir pour comprendre le besoin caché afin d’y répondre. Non ils ne cherchent pas à nous embêter ou à se faire gronder ils cherchent autre chose par leurs expériences… Essayons de ne pas les gronder ou de se fâcher, mais de comprendre.

On est d’accord ensemble, ça parait si simple et pourtant pas évident à appliquer tout les jours. La fatigue, le stress, notre histoire personnelle etc… nous empêche parfois de réagir de manière adéquate. C’est pas grave, c’est aussi leur montrer le droit à l’erreur. On peut toujours se rattraper en s’excusant: « je suis désolée, je voulais pas te crier dessus, je suis fatiguée, j’essayerais de faire mieux la prochaine fois, toi tu voulais que je m’occupe de toi, c’est pour ça que tu mettais pas tes chaussures? Moi j’étais stressée d’arriver à l’heure à l’école. Je n’aurait pas dû m’énerver et j’aurais du te donner de l’attention autrement. Comment tu voudrais que je m’occupe de toi la prochaine fois et tenter de trouver des solutions ensemble qui conviennent à tous.» par exemple.

Je vous souhaite une belle réflexion et surtout de chouettes expériences avec vos enfants. Dans le fond le cœur qu’on y met c’est ça l’important.

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