On finit ce qu’on a commencé

Aller jusqu’au bout des choses! Quelles sont les enjeux de cette valeur encore inculquée?

Finir ce qu’on a commencé, honorer un engagement jusqu’au bout, comme finir l’année dans un club de sport etc… ce sont des valeurs de respect des choses qu’on a beaucoup reçues de nos parents. 

C’est une situation que j’ai vécue en séance. Une femme adulte qui a été en burn-out et qui se relève difficilement. Avant les fêtes, elle a dû endosser des responsabilités qu’elle n’avait jamais eues et pour lesquelles elle n’était pas prête. Et ça se répète… et dans plusieurs domaines. Petite, tout comme beaucoup  d’enfants, si elle s’inscrivait à un sport elle devait terminer l’année, même si elle n’avait plus envie, plus de plaisir et que ça devenait un poids, « parce qu’on doit finir ce qu’on a commencé! ».

Je pense que le respect des choses et de nos engagements c’est important, pour autant qu’on ne s’oublie pas, parce que le principal enjeux qu’il y a derrière c’est d’aller plus loin que nos limites, en s’oubliant complètement. Et ça donne quoi? Eh bien ça donne des adultes en dépression, en burn-out. 

Si on sait s’apporter à soit une place, du respect, de la bienveillance alors on pourra trouver le juste milieu entre respecter les choses et nos engagements tout en se respectant.

Je soulève cette question parce que je pense que le respect de soi en premier lieu c’est une valeur que l’on devrait maintenant inculquer à nos enfants avant toute autre chose. On commence à y être attentif, et c’est très difficile ne l’ayant pas vécu. 

Le respect de soi c’est apprendre à s’écouter, à respecter nos limites, qui on est et respecter le fait qu’on est sur terre, d’abord pour profiter de la vie. C’est ainsi que l’on rayonnera le respect et qu’il pourra atteindre les autres et les choses sans nous démonter, nous écraser.

Qu’en pensez-vous?

2 commentaires sur « On finit ce qu’on a commencé »

  • J’ai un peu de peine à intégrer ce principe ayant été élevée de façon
    « traditionnelle «  et ayant élevé aussi mes enfants de cette façon.
    Et mon fils me disait dernièrement qu’il a de la peine à ne pas finir son assiette même quand il n’a plus faim et moi de même.
    Cependant, je me demande si le fait de ne pas finir qq chose qu’on commence, sport, hobby etc. ne fera pas plus tard des personnes instables, non persévérantes etc.

    • Pour commencer, merci pour votre commentaire!

      Oui, j’ai également été élevée à terminer ce que l’on commence.

      Pour moi, la persévérance c’est quelque chose que l’on choisit de faire pour un objectif personnel que l’on a, quelque chose que l’on souhaite obtenir au bout du compte. Pour moi c’est différent avec l’acharnement. Terminer quelque chose que l’on a commencé dans lequel on a plus de plaisir, c’est de l’acharnement et ça ne nous apporte rien, au contraire, ça nous use.

      La persévérance est une valeur importante pour moi si on l’attribue à quelque chose qui apportera un plus en fin de compte à la personne.

      Vous ne sentez pas un poids sur vos épaules ou peut-être ailleurs, d’ailleurs, à devoir terminer à tout prix ce que vous avez commencé?

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